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La CFTC dénonce le retour
du travail du dimanche - 31.01.12
A l'occasion des vœux aux
acteurs économiques, Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État chargé du commerce, de
l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, " a tenu à critiquer
"l'injuste" loi sur le travail du dimanche ", relate la CFTC, qui relève que, "
pour lui, l'injustice réside dans le fait que certains puissent ouvrir le
dimanche et d'autres non ". " Sur sa lancée, le secrétaire d'État annonçait des
mesures, visant à ce que les communes qui, par "idéologie", n'autorisent pas
certaines ouvertures le dimanche soient privées de leurs prérogatives. Le
secrétaire d'État des artisans et des petits commerçants ignore-t-il que tous
les commerces, tous les artisans peuvent travailler le dimanche, dans la mesure
où ce sont eux qui sont à la manœuvre ? Sans parler des multiples et légitimes
dérogations pour les métiers de bouche, les marchés traditionnels, les activités
culturelles, etc. ". La CFTC " note qu'il n'a pas été question, dans les propos
du ministre, de tenir les promesses d'il y a cinq ans : "Le travail du dimanche
se fera sur la base du volontariat et du paiement double" ".
Travail du dimanche, le
retour - 26.01.12
À l'occasion des vœux aux acteurs économiques,
Frédéric LEFÈBVRE, Secrétaire d'État, chargé du commerce, de l'artisanat, des
petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions
libérales et de la consommation, a tenu à critiquer « l'injuste » loi sur le
travail du dimanche.
Monsieur le Secrétaire
d'État a raison : quand un texte discrimine les salariés en refusant le principe
du volontariat ou du paiement double le dimanche à une très grande majorité
d'entre eux, cela est injuste.
Quand une loi favorise la
grande distribution et les centres commerciaux, au détriment du commerce de
proximité, cela est injuste et dangereux pour nos territoires.
Mais ce n'est pas cela que
visait Monsieur LEFÈBVRE. Pour lui, l'injustice réside dans le fait que certains
puissent ouvrir le dimanche, et d'autres non.
Pour la CFTC, si un texte
de loi est mauvais, il ne fallait ni le soutenir comme l'a fait, Frédéric
LEFÈBVRE, ni le voter.
Sur sa lancée, le Secrétaire
d'État annonçait des mesures, visant à ce que les communes qui, par « idéologie
», n'autorisent pas certaines ouvertures le dimanche soient privées de leurs
prérogatives. Le Secrétaire d'État des artisans et des petits commerçants
ignore-t-il que tous les commerces, tous les artisans peuvent travailler le
dimanche dans la mesure où ce sont eux qui sont à la manœuvre ?
Sans parler des multiples
et légitimes dérogations pour les métiers de bouche, les marchés traditionnels,
les activités culturelles, etc ...
Ce que prépare Frédéric
LEFÈVBRE, c'est un nouveau mauvais coup contre le commerce de proximité et la
sauvegarde d'un temps indispensable à l'équilibre de la vie familiale,
personnelle, associative et spirituelle.
La CFTC note qu'il n'a pas
été question, dans les propos du Ministre, de tenir les promesses d'il y a 5 ans
: « Le travail du dimanche se fera sur la base du volontariat et du paiement
double ».
L'intervention du Secrétaire
d'État fut d'autant plus intéressante, qu'elle s'est située entre celles de
François BAROUIN, Valérie PECRESSE, Éric BESSON et Pierre LELLOUCHE qui, tous
ont cité en exemple le champion d'Europe de l'économie, l'Allemagne, qui est en
même temps le pays le plus strict en matière d'ouverture le dimanche. Un exemple
à suivre ?
Pour la CFTC, il est temps
qu'au plus haut niveau de l'État, on prenne conscience qu'une société ne se
construit pas en cédant à la pression marchande, mais que la raison doit
l'emporter sur la pulsion d'achat.
Article paru dans Le
Monde -
Travail du dimanche 28.07.2009
L'adoption par le
Parlement du texte sur le travail dominical, dans la nuit du mercredi 22 au
jeudi 23 juillet, par un ultime vote au Sénat, constitue "un nouveau coup porté
aux acquis du Conseil national de la Résistance" (CNR), selon la sénatrice PS
Raymonde Le Texier.
"Alors que le président de la
République se plaît dans ses discours à citer les valeurs du Conseil national de
la Résistance, dans les actes, c'est exactement l'inverse !", écrit dans un
communiqué la vice-présidente de la commission des affaires sociales du Sénat.
"Depuis deux ans, le modèle social français est méthodiquement attaqué par le
gouvernement", poursuit-elle. "Par petites mesures, avec des petites
attaques ci et là, la santé, les services publics, l'éducation nationale, la
protection des salariés, les congés-maladie, c'est toute la philosophie du CNR
qui est systématiquement remise en cause, il s'agit d'une véritable entreprise
de destruction !", écrit encore la sénatrice. La proposition de loi UMP a été
adoptée par 165 voix contre 159, ce qui est la plus faible majorité recueillie
par un texte au Sénat depuis la rentrée parlementaire.
"RUPTURE D'ÉGALITÉ ENTRE LES
COMMUNES"
Les syndicats FO et CFTC ont également
dénoncé la loi sur le travail dominical. "Le but de cette loi est simplement de
légaliser des pratiques condamnées judiciairement et pour lesquelles des
employeurs ne souhaitaient plus payer d'indemnités", a déclaré Force ouvrière ,
observant que "les nombreux amendements destinés à garantir le volontariat et le
paiement double pour tous ont été rejetés". "La généralisation du travail le
dimanche est en marche", a ajouté le syndicat.
Dans un communiqué distinct, la CFTC
a jugé que "plusieurs centaines de milliers d'emplois étaient dès aujourd'hui
menacés". "Entre carrière et service de la nation, de trop nombreux élus ont
nettement choisi la carrière", a déploré le syndicat d'obédience chrétienne. "Il
s'agit là d'un vrai choix entre une société qui considère que le bonheur se
trouve dans la production et la consommation, et celle qui met en place les
conditions pour que l'être humain puisse exprimer des valeurs bien supérieures à
la course à l'entassement des biens matériels", ajoute le syndicat.
De son côté, le maire (PS) de Paris,
Bertrand Delanoé, a indiqué qu'il trouvait "scandaleux" que les élus municipaux
parisiens n'aient pas leur mot à dire concernant le travail du dimanche dans la
capitale, et en appelle au Conseil constitutionnel pour "rupture d'égalité entre
les communes". Par décision du préfet, sur proposition du maire (ou du préfet à
Paris), tous les commerces de détail peuvent, de droit, donner un repos
hebdomadaire par roulement pour tout ou partie du personnel, selon les
dispositions de la proposition de loi de Richard Malllié (UMP) sur le travail du
dimanche.
"Si cette loi est appliquée, le conseil
municipal de Paris sera le seul, contrairement à Lille, Marseille, Lyon ou
Bordeaux, qui ne serait pas consulté", a déclaré M. Delanoë, qui y voit "un côté
discriminatoire exceptionnel anti-parisien absolument inacceptable", et "en
appelle au Conseil constitutionnel pour corriger ce qui est une rupture
d'égalité entre les communes".
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06/07/2009-Proposition de loi de Richard Mallié sur le travail dominical
: ce qu'on ne vous dit
pas
Le dimanche, tous les salariés: du
commerce, des zones touristiques et surtout tous les salariés travaillant déjà
le dimanche dans le commerce, seront payés double!
INTOX : le paiement
double n’est prévu que pour les nouveaux embauchés dans les PUCE (Périmètre
d’Usage de Consommation Exceptionnel). Les parents, travaillant
dans le commerce, auront le choix le dimanche, entre gagner un peu plus et
laisser seuls leurs enfants ou gagner moins et élever leurs
enfants.
INFO : Concernant le
travail du dimanche, il faut pousser le débat jusqu’à celui de la délinquance
des jeunes et de la responsabilité de leurs parents. Quand les autorités
discriminent les familles en les enfermant dans ce faux choix – gagner un peu
plus et ne pas s’occuper de leurs enfants – qui est alors le vrai
responsable? Les centres commerciaux sont ouverts le dimanche en
Belgique.
INTOX : Comme
l’écrit la Confédération des Commerçants de France: «Il s’agit d’une affirmation
qui ne repose sur aucune preuve. Aucun centre commercial n’est ouvert en
Belgique le dimanche...En Belgique, il est interdit d’occuper des travailleurs
le dimanche (principe du repos dominical)... A titre d’exemple pour les deux
grandes villes belges proches de la France: Courtrai, en pays flamand à 10 Kms
de la frontière, tous les commerces sont fermés à part, comme en France,
l’alimentaire, les fleuristes, les restaurants, etc. Il en est de même pour
Tournai en pays Wallons...De même, dans les villes de Tourcoing en France et
Mouscron en Belgique, villes frontalières, les commerces ne sont pas plus
ouverts le dimanche côté Belge que côté Français.»
Le député Richard Mallié, docteur de
profession, a d’abord prévu de régler un grand problème de santé publique :
l’engorgement des urgences des hôpitaux le dimanche, avant celui de la vente des
petites culottes le 7ème jour.
INTOX : Le docteur
Mallié n’a rien prévu dans ce domaine. Il est à noter que les médecins et
dentistes libéraux qui ne sont pas subordonnés à un employeur et n’ont pas
besoin d’une prime exceptionnelle pour boucler leurs fins de mois, nous montrent
tous les week-ends que quand on a véritablement le choix de travailler ou non le
dimanche, on choisit, à juste titre, de privilégier la vie familiale,
personnelle, associative ou spirituelle.
Ce texte prévoit non seulement de
régulariser des situations existantes mais surtout, comme promis, il simplifie
enfin la loi.
INTOX : Il ouvre de
nouvelles et importantes dérogations et complexifie davantage la réglementation
du travail le dimanche, alors qu’il avait été promis aux Français de simplifier
la loi.
Jacques Voisin, Président de la
CFTC
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POUR
LE REPOS DU DIMANCHE
Joseph THOUVENEL, syndicaliste,
secrétaire général adjoint à la CFTC
"Le respect du
repos dominical permet de briser l'enchainement qui réduit l'homme a sa
dimension matérielle"
Avant d'être un problème économique, le
choix du repos dominical est d'abord un choix de société. Il nous paraît
nécessaire d'avoir un temps dans la semaine où la vie économique est mise entre
parenthèses pour favoriser la vie familiale, associative, personnelle de tous,
et, pour ceux qui le souhaitent, spirituelle. Ce temps est traditionnellement,
en Occident, celui du dimanche. C'est l'occasion de briser l'enchaînement qui
réduit progressivement l'homme à sa seule dimension matérielle, lui offrant
comme horizon du bonheur la gondole d'un supermarché la veille de
Noël.
Ce que la CFTC et beaucoup d'autres
défendent avec le repos dominical, ce n'est pas un simple et nécessaire temps de
repos, c'est une civilisation au sens premier du terme, c'est-à-dire le fait de
faire passer une collectivité à un état social plus évolué, plus
humain.
Ce combat n'est pas nouveau. Déjà, au
milieu du XVIII' siècle, quelques théoriciens des Lumières prônaient le travail
sept jours sur sept afin, disaient-ils, d'enrichir la société. C'est la Chambre
laïque de la séparation de l'Église et de l'État qui fixa en 1906 le principe du
repos dominical toujours en vigueur de nos jours. En vigueur, mais non figé,
puisque nombre d'exceptions de bon sens sont venues en un siècle confirmer la
règle.
Aujourd'hui, le cœur du débat porte sur
l'ouverture des grandes surfaces le dimanche, les partisans de la
déréglementation s'appuyant principalement sur l'idée de liberté et du fait
accompli. Il n'y a pas de véritable liberté sans diversité ; or la
généralisation de l'ouverture des grandes surfaces le dimanche, c'est la
destruction du commerce de proximité, les grandes enseignes "cannibalisant" les
parts de marché, selon le terme d'un rapport du ministère des Finances. Adieu,
les marchés traditionnels du dimanche matin quand la grande distribution pourra
ouvrir le jour du Seigneur. Adieu, aussi, la diversité des sources
d'approvisionnement ; l'exemple de l'édition devrait nous alerter.
Socialement, comme le déclarait le 29
juin Renaud Dutreil, ministre des PME, l'ouverture des commerces le dimanche
entraînerait « la destruction de centaines de milliers d'emplois ». Destruction
non compensée par des créations dans la grande distribution. Quand nos
centres-ville et nos bourgs seront complètement désertifiés, faudra-t-il payer
un nouvel impôt pour amener en mini-bus les personnes âgées faire leurs
emplettes dans les centres commerciaux?
Quant à la liberté de choix du salarié,
elle est imaginaire. Le demandeur d'emploi a-t-il le choix, dans un pays qui
compte plusieurs millions de chômeurs, si on lui propose un contrat de travail
avec une clause stipulant qu'il devra travailler le dimanche? Le salarié du
commerce a-t-il le choix quand il sait que son refus aura pour conséquence
d'être le plus mal placé pour la prise de congés, les augmentations de salaire,
voire ne plus avoir de travail du tout ? Le gros des troupes de la grande
distribution est constitué de mères de famille employées à temps partiel
(salaire net moyen mensuel : 700 euros). Dans ces conditions, a-t-on la liberté
de dire oui ou non pour travailler le dimanche ?
Il est à noter que ceux qui ont
légalement le droit de travailler le dimanche et les moyens financiers de
l'exercer font très largement le choix du repos dominical. Combien de cabinets
médicaux seront ouverts le dimanche 24 décembre ? N'est-il pas plus urgent de se
pencher sur ce problème de santé publique qu'est le manque chronique de médecins
de garde le week-end, plutôt que de favoriser la vente de chaussettes le
dimanche ?
Le fait que de grandes enseignes ouvrent
illégalement depuis des années démontrerait que cela est « une évolution
sociétale inéluctable ». Mais c'est la volonté des hommes qui fait la société et
non un hypothétique sens de l'Histoire. Quant à cette légitimation de la
violation de l'interdiction d'ouverture, il est moralement irrecevable. Cela
démontre simplement que les sanctions ne sont pas assez fortes.
Les instituts de sondage indiquent qu'un
grand nombre de nos concitoyens serait favorable à l'ouverture des commerces le
dimanche. Qui s'oppose à l'achat du croissant du dimanche matin avant d'aller
faire son marché ? Personne. À la vraie question : "Voulez-vous personnellement
travailler le dimanche?", 75 % des Français répondent non. Au-delà des sondages
ou du matraquage publicitaire, demandons-nous si le bien commun ne mérite pas un
effort minime, afin de réfréner des mécanismes économiques aveugles ou des
désirs de consommation immédiats pour laisser s'épanouir la vie familiale, les
liens sociaux et la vie spirituelle. Pour nous, la réponse est oui, car s' « il
n'est de richesses que d'hommes », cette richesse n'est pas seulement
matérielle.
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Les
textes officiels
12-10-2008
Repos
dominical : le principe. L'esprit de la Loi est d'instaurer
un jour de repos obligatoire pour les salariés - ceci essentiellement pour des
raisons de santé - et que ce jour soit commun à tous - pour des raisons
pratiques évidentes -, sans que cela n'interdise les travaux qui sont soit
nécessaires (hôpitaux, etc), soit utiles (commerces de bouche, activités
culturelles, etc), soit n'entrave la liberté individuelle (il est permis à toute
personne de travailler le dimanche, hors salariat).
Pour ce faire, elle pose deux principes
de base : un employeur ne peut occuper un salarié plus de six jours par semaine,
et un jour de repos hebdomadaire doit être donné, le dimanche.
Ces principes étant posés, le Code du
Travail prévoit dans le détail les aménagement nécessaires au principe, les
fameuses dérogations.
Les
autorisations permanentes de travail dominical. La Loi
autorise tout travail nécessaire, tout travail culturel, et même tout travail
raisonnablement agréable.
C'est ainsi que sont autorisée à
travailler sept jours sur sept : tous les travaux urgents, tout traitement de
denrées périssables, tout surcroîts extraordinaires de travail, les services de
la défense, les activités à feux continus.
De même, l'ouverture de certaines
entreprises est parfaitement autorisée le dimanche, et notamment :
- les hôpitaux, hospices, maisons de
retraites, services d'aides aux personnes dépendantes; - les musées, centres
culturels, sportifs, entreprises de spectacles, expositions ; - les services
d'urgence (dépannage, maintenance, ambulances…); - les commerces
alimentaires, autorisées à travailler jusqu'à midi; - les hôtels,
restaurants, débits de boissons et de tabac; - bon nombre d'entreprises
industrielles
Le cas des
commerces de meubles L'amendement Debré (amendement ConfoKea)
à Loi du 3 janvier 2008, voté sur la base des informations inexactes présentées
par M. Chatel et Mme Debré, a rendu possible l'ouverture des magasins de meuble
le dimanche.
Les
dérogations temporaires au repos dominical Parce que la loi
reconnaît qu'une certaine souplesse sur le principe de base est légitime et
nécessaire, des dérogations temporaires peuvent être accordées aux entreprises,
sur autorisation du Préfet, dans les cas suivants :
- quand le repos
simultané le dimanche de tout le personnel serait préjudiciable au public ou
compromettrait le fonctionnement normal de l'entreprise -
quand, pour les commerces de vente au détail, ils mettent à
disposition du public des biens et des services destinés à faciliter l'accueil
ou les activités de détente et de loisirs du public dans certaines zones
touristiques et thermales et dans les zones touristiques à forte affluence -
quand, pour les commerces de détail non alimentaires, il
survient un évènement particulier (soldes, par exemple), dans la limite de 5
dimanches par an au maximum.
Les
majorations de salaire pour travail du dimanche Contrairement
à une idée largement répandue, la Loi ne prévoit aucune majoration de salaire le
dimanche, sauf dans deux cas : les entreprises industrielles fonctionnant avec
des équipes de suppléance, et les commerces de détail non alimentaires ouvrant
dans le cadre des 5 dimanches dérogatoires possibles par an. La proposition
Mallié version 3 prévoit un salaire double, sauf si une convention collective
prévoit le contraire (à notre connaissance, la quasi-totalité des conventions
collectives prévoit le travail du dimanche sans majoration
salariale)
La Loi ne prévoit pas non plus de
système basé sur le volontariat (ce point est inscrit dans la proposition Mallié
version 3, mais demeure illusoire).
Les salariés travaillant le dimanche ont
droit à une compensation en terme de durée du travail. Cette compensation peut
être organisée de l'une de manière suivante : roulement du personnel, repos du
dimanche midi au lundi midi, repos le dimanche après-midi avec repos
compensateur d'une journée par quinzaine, fermeture de l'établissement un autre
jour de la semaine.
Toutefois, dans certaines branches
d'activités, certaines Conventions (ou Accords Collectifs) prévoient, dans
certaines hypothèses, une majoration de salaire en cas de travail le dimanche
(le pourcentage est variable d’une Convention à une autre).
Le cas des
commerces de meubles Pour ce qui est de la Convention
Collective de l’ameublement applicable aux « Etablissements de commerce de
détail d’ameublement », il n’est prévu de majoration de salaire qu’en cas de
travail « exceptionnel » le dimanche, mais aucunement en cas de travail «
régulier » le dimanche. L'amendement ConfoKea (amendement Debré à la LME) permet
donc à la fois l'ouverture du dimanche, et la suppression de l'avantage en
salaire !
Une loi qui a fait preuve de son
remarquable équilibre, depuis 1906. Votée le 13 juillet 1906 par une chambre
de gauche anticléricale, dans un contexte où 45% des employés avaient une
espérance de vie inférieure à 40 ans, la législation sur le repos des salariés
allie équilibre, réalisme, pondération, stabilité.
A part Ikea, Confo, Leroy-Merlin, Casto,
Jardiland, Le Grand Cercle, Family Village, Go Sports, Gemo, King Jouets, Planet
Saturn, Plan de Campagne, Usine Center, qui peut souhaiter la mort de la loi de
1906 ?!
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